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Ignacio Maria Gomez

Belesia

“Tout ce qui ne remonte pas à la conscience revient sous forme de destin” écrit Carl Jung. Voilà qui sonne juste chez Ignacio Maria Gomez dont la cosmogonie trouve sa source à Belesia, un paradis terrestre où humains et nature ne font qu’un sous le regard bienveillant de la divine Pacha Mama. S’il en a perdu le chemin, subsistent des traces, des persistances qui viennent à lui en rêves et qu’il appelle en prières. Comment s’est-il donc retrouvé en Argentine ? “Je fleuris en guitare parce que j’étais du bois” chante Atahualpa Yupanqui. Physique quantique ou miracle cosmique, peu importe car ce qui compte, c’est le souvenir de cette utopie, la mémoire cellulaire de cet ailleurs légendaire.

Au coeur de cet écosystème hautement spirituel, Ignacio Maria Gomez

compose alors une “musique canalisée”, soit l’expression d’un supérieur à soi à la source de l’inspiration comme de l’improvisation. Comme autant de tentatives pour trouver le chemin du retour et pour traduire les nuances de la beauté du monde, Ignacio chante dans une langue révélée héritée de Belesia, proche par sa matérialité des icaros des chamans d’Amazonie mais aussi du malinké selon un musicien qu’il rencontre en Guinée. Et parce que la musique transcende le conscient et le verbal, les religions et les frontières, le temps et l’espace, Ignacio assemble les sons collectés au fil de ses voyages : silence, nuit, marimba et balafon, guitare, transes polyrythmiques, rondeurs

bossa nova ou syncopes samba.