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Lindigo

Maloya / Ile de la Réunion

D’une moyenne d’âge de trente ans, les membres de Lindigo regardent donc obstinément le passé. Pour autant, leur démarche ne s’enferme ni dans la nostalgie, ni dans les carcans d’une mémoire stérile. Les fondations servent l’élan, et les racines construisent l’avenir. Leur devise ? « Quand tu sais d’où tu viens, tu sais où tu vas ». Sûrement la raison pour laquelle Lindigo parle aussi bien aux jeunes générations. Aujourd’hui, Olivier et sa bande restent, avec plus de 500 concerts et trois albums à leur actif, l’un des groupes les plus populaires de l’île : ventes de disque au beau fixe, passages en radio, en clubs... Et lorsqu’ils débarquent sur les planches, leur transe jubilatoire, aussi identitaire qu’ouverte sur de nouveaux horizons, contamine inexorablement le public, tous âges confondus.
A glass of rum, a cigarette... In the dressing rooms just before going on stage, Olivier Arasta, the charismatic frontman of the maloya group Lindigo, always leaves a small offering for the Granmouns, the ancestors: a small ritual as a reminder of the roots of the music he performs. When he takes the stage – barefoot, as a token of respect – this musician of Malagasy origin never forgets the servis kabaré, the ritual ceremony in honour of the ancestors. Lindigo's music induces a state of trance. On stage, the eight members of this merry band are never alone: amidst the vocal polyphony and the swirl and tangle of rhythms produced by the pikèr (bamboo idiophone) roulèr (cylindrical drum) and kayamb (rattle), the Granmouns are there, taking part in the festivities. “They give us faith and courage: a very strong feeling, like the taste chilli pepper,” explains Olivier.
With an average age of thirty, the members of Lindigo look persistently to the past, but their approach is neither locked in nostalgia nor caught in the shackles of sterile memory. Such strong foundations give momentum; such roots build up the future. Their motto? “When you know where you come from, you know where you’re going.” Which is surely the reason why Lindigo appeal so much to the younger generations. Today, with over five hundred concerts and three albums under their belt, Lindigo are one of the island’s most popular groups: constantly good sales, appearances on radio, in clubs… And on stage the jubilation of their performance, linked to the past, yet open to new horizons, is inevitably contagious, delighting the audience, composed of people of all ages.

http://www.myspace.com/lindigo
http://www.facebook.com/pages/LiNDiGo/56010702229
http://www.youtube.com/helicomusic

Prochains concerts
2014
03.04.14 Rasa / Utrecht NL
04.04.14 Espace Prévert / Savigny le Temple / FR
05.04.14 Le Nomad’ Café / Marseille / FR
10.04.14 Petit Bain -10 ANS HELICO / PARIS / FR
11.04.14 Le Florida / AGENS (plateau avec Femi Kuti ) / FR
12.04.14 Deux Pièces Cuisines / Le Blanc Mesnil / FR
31.05.14 Africa Festival / Würzburg - ALL
07.06.14 Festival des Energies / Soulac / FR
08.06.14 Afropfingsten / CH
27.09.14 Festival d'Ile de France - La ferme du Buisson
Lindigo invite Fixi, Winston Mcanuff et Guillaume Perret
03.10.14 Azymuth Festival - La Pesse
17.10.14 Le Jam - Montpellier

Quelques dates sur 2013 :
04.05.13 Funkhaus Europa BIG UP!-Party - Cologne
11.05.13 Festival Jazz Sous les Pommiers - Coutance
19.05.13 Festival Musiques Métisses – Angoulême
03.07.13 La Dynamo – Aubervilliers
05.07.13 Bizz'Art Nomade – Dieulefit
08.07.13 Festival Convivencia - Aiguesvives
11.07.13 Les Suds à Arles - Arles
12.07.13 Festival de Robion - Robion
14.07.13 Sommarscen - Malmö
20.07.13 Fiesta Sète - Poussan
26.07.13 Paléo Festival – Nyon
28.07.13 Sfinks Mundial Festival - Boechout
01.08.13 Tempo Rives - Angers
09.08.13 Festival du chant de marin - Paimpol
27.09.13 Cross Culture festival - warsaw
28.09.13 Tribu Festival - Dijon
06.10.13 Festival de Travers - Orléans
11.10.13 Espace Jean Lurçat - Juvisy sur Orge
17.10.13 Les Nuits Européennes - Strasbourg
19.10.13 World Beatz -O Totem - Rilleux le Pape

Pou Dansé - After Show au Shrine - New York 2012
2012

Maloya Power ! Réalisé par Fixi (du groupe Java)
février 2012
"Lindigo incarne la nouvelle génération funky du maloya, musique endémique de la Réunion. Derrière les champs de canne, le monde. (...) La production parfaite, à la fois roots et panoramique, fait de ce disque un nouvel étalon du groove réunionnais." - Les Inrocks

"En provenance de l'océan Indien, le groupe Lindigo a débarqué à Paris pour présenter Maloya Power, son tout nouvel album, qui devrait embraser 2012 de sa bonne humeur et de ses rythmes 100% contagieux !" - RFI Musique

"Le Maloya est à découvrir d'urgence pour les chanceux qui ne le connaissent pas encore" - Nova

"Un cri lancé a cappella, appel à la fête autant qu'à l'éveil des consciences, bientôt martelé par un choeur obstiné : Bal gayar, le premier morceau, donne le ton de ce quatrième album, nouveau manifeste identitaire d'un groupe très populaire de La Réunion" - Télérama

"Lindigo prouve que le maloya a le pouvoir de transcender l’insularité réunionnaise, pour voyager du côté du Brésil, de l’Afrique de l’Ouest ou du dub." - Mondomix

"Un maloya à la force rebelle intacte, et aussi ouvert sur le monde, avec des sonorités empruntées à Madascar, à l'Afrique de l'Ouest, à la Jamaique ou au Brésil" - Libération

CLIP DOMOUN
2012

Lindigo - domoun from crunk on Vimeo.


En attendant le prochain album...
Lindigo rencontre Warfiel
2011
En attendant la sortie de leur prochain disque en octobre 2014, le groupe de maloya de Bras Panon et le groupe de heavy metal du Tampon ont décidé de faire entrer en collision leurs deux univers pourtant radicalement opposés afin de servir une même cause, celle de la puissance et de l'énergie. Cette alliance improbable entre le Maloya et le Metal est proposée hors de la Réunion pour quelques privilégiés (unique tournée au mois d'avril ou bien pendant l'été 2014).
Présentation, vidéos et sons disponibles avec ce lien : http://www.helicomusic.com/artiste.php?id_a=40
http://www.helicomusic.com/artiste.php?id_a=40

Pou Dansé : tube composé avec Fixi (Live at Galibabang - BlablaProd)
2011
http://reunion.la1ere.fr/emissions/galigalang

Sakifo 2011 (Portrait)
2011
"Fleuron de la nouvelle scène réunionnaise, mélangeant maloya et polyphonies malgaches, Lindigo séduit le public par ses représentations scéniques explosives et sensationnelles mais également par sa performance musicale exigeante."> Voir la vidéo de Canal + Sat ici !

"Le concert le plus explosif de la place fut sans aucun doute celui de Lindigo, sur la scène de la Poudrière. Avec son maloya résolument tourné vers Madagascar, aux accents extrêmement personnels, Olivier Araste et sa bande envoient du lourd, de l'énergie et des decibels au kilo: 1h00 et quelque de danse NON-STOP!" > Voir le reportage d'Anne Laure Lemancel pour Mondomix ici !

"Une ambiance de folie hier au soir pour le concert de Lindigo. Emmenée par le charismatique Olivier Araste, la bande de Lindigo n’en finit plus de convertir le monde à son maloya aussi métissé qu’extatique. Coloré par les influences de Madagascar et des Comores, bétonné par une habitude de la scène sous toute ses formes – Lindigo est l’un des rares groupes à se produire aussi bien en kabar, en discothèque qu’en festival, leur maloya fait des ravages. Et à la faveur d’un prochain album enregistré en compagnie de Fixi, on peut d’ores et déjà les placer au rang des très grands du genre." > Voir la page sur Lindigo dans La Petite Gazette ici !
http://www.canalplus-reunion.com/evenement/sakifo/artist_lindigo.html

Lindigo au Porto Musical 2011
2011

LINDIGO_PORTOMUSICAL par Helicomusic

Booking

On tour : May June september october tour 2014
icone Voir la fiche technique
Aujourd hui, Olivier et sa bande restent, avec plus de 500 concerts et trois albums à leur actif, l un des groupes les plus populaires de l île : ventes de disque au beau fixe, passages en radio, en clubs... Et lorsqu ils débarquent sur les planches, leur transe jubilatoire, aussi identitaire qu ouverte sur de nouveaux horizons, contamine inexorablement le public.
Led by the charismatic Olivier Arasta, Lindigo was formed in 1999; based in Reunion, it has specialised ever since in maloya with a Malagasy slant, rooted in the legacies of the past, yet firmly contemporary. Now the group is back with a fourth album: "Maloya Power". With an average age of thirty, the members of Lindigo look persistently to the past, but their approach is neither locked in nostalgia nor caught in the shackles of sterile memory. Such strong foundations give momentum; such roots build up the future.
Line-up : 9 personnes > 8 Musiciens, 1 tour manager :
OLIVIER ARASTE, chant lead, accordéon, kabosy ; LAURIANE MARCELINE, chœurs, kayamb ; ALDO ARASTE, piker, balafon ; JEAN FREDERIC MADIA, djembe,ngoni,choeurs ; VALERY SERVAN, roulèr,choeurs ; Jimmy ITEMA : kayamb ; JEAN PASCAL MARIAMA MOUTIN : charley, sati, choeurs ; MICKAEL POTHIN : piker, doumdoum, choeurs

Concerts 2012 CABARET SAUVAGE (PARIS) - Festival International (Lafayette) USA - NO Jazz & Heritage Fest. (News Orleans) USA - Sobs (New York) USA - Lincoln Center (New York) USA - Festival Les 3 Elephants (Laval); Fest Ar C'han (Poullaouën) - Forde Festival (Forde) Norvège - Festival Colours of Ostrava (République Tchèque) - Fuji Rock Festival (Japon) Principaux concerts en 2011 Porto Musical - Récife -Brésil ; Sakifo Music Festival - La Réunion; AWME - Melbourne - Australie ; Paléo Festival - Nyon (Suisse) ; FAN - Belo Horinzonte (Brésil) ; Festival Gnaoua d'Essaouira (Maroc) ; L'été à Anvers (Belgique) ; Parc de la Villette (France)

icone video Video 1 Rencontre sans artifice et petit live acoustique (Canal + 2011)

icone Revue de Presse


Musiciens :

Harry Araste : chant lead, kabosy, accordéon
Aldo Araste : piker, balafon, chœurs
Jean Frédéric Madia : djembe, ngoni,chœurs
Jimmy Itema : kayamb, clavier, choeurs
Lauriane Marceline : chant, kayamb
Mickael Pothin : piker, clavier basse, chœurs
Valéry Servan : roulèr, chœurs
Pascal Mariama Moutin : charley, sati, chœurs

Biography :

Rougail maloya
It all began when he was very young. Olivier was already grooving to the rhythms of maloya in his mother’s womb. His grandparents used to play at the servis kabaré, and he was born with the maloya sound in his blood. When he was knee-high to a grasshopper, he would toddle around the simmering cooking pots, drumming on their lids and singing – for which his delighted mother would reward him with a piece of meat or bread, a bit of onion or a spoonful of gruel. Ever since then Olivier has associated maloya with good things to eat. He readily compares it to “rougail tomate”, a Creole seasoning made with ingredients such as ginger, spices and chilli pepper – maloya shows Malagasy, African and Indian influences. During the servis kabaré ceremonies Olivier learned the recipe: first listening and clapping his hands, then adopting the instruments and singing. At the same time the young prodigy played the guitar, the accordion and drums, and by the age of nine he was playing with various groups: the Dalleau Orchestra, El Diablo, Doom, Dan keur, Grinn Dofé, Paille en queue, Françoise Guimbert... As a teenager looking for his path, he tried hard rock, maloya fusion, played at dances and weddings. Wherever he went, “Gogo”, as he was nicknamed (a tribute to Inspector Gadget), refreshed the music, gave it pep. Then gradually, by extension, “Gogo” became “Lindigo”, a medicinal plant whose root is ground to make a refreshing drink that stimulates the appetite, and is also very useful for sobering up after parties.

Turned towards Madagascar
At the age of seventeen, in 1999, Olivier returned to his first love, the one that has always haunted him: maloya. Thus returning to his Malagasy roots. With his partner Lauriane, he founded the group Lindigo, which gradually expanded as it was joined by friends from Paniandy, his district in Bras-Panon, in the east of the island. Playing for dances and all kinds of celebrations, Lindigo built up a reputation, before releasing its first album, Misaotra Mama (“Thank you, Mama”) in 2004. Wearing the lamba, the traditional loincloth of Madagascar, they sing in Malagasy, and never lose sight of the Big Island, land of their forebears, the promised land, constantly travelling back and forth, giving concerts and soaking up its atmosphere. Their credo is to proclaim their pride in their origins. Two years later, their second album, Zanatany (“Children of the soil”), confirmed their talents. In 2006 they were voted “local revelation” at Reunion’s most important festival, Sakifo, and excited audiences in France with their stunning performance at the Africolor Festival. The following year confirmed their success, with their hit song La Caz A Nou broadcast on all the radio stations and played in the discothèques. In 2008, their third album, L’Afrikindmada, ten tracks inducing a state of trance, celebrated maloya in musical fusion.

Maloya Power
Today the group is about to launch its fourth album, “Maloya Power”. “For me, maloya is a daily way of life,” says Olivier. On this new disc, the group turn once again to take a look at the past, recalling how the style was banned until the 1980s (because of its strong associations with Creole culture), and ranting without ever losing their good humour. Like his idol Fela Kuti, Olivier makes his protests in pure groove mode. His trademark is a “joyous maloya”, a “maloya that is free”, with no wallowing in the past, no dwelling on the dark side of things. From track to track, from Bal Gayar to the irresistible Domoun, there are explosions of feeling, expressions of trance, pyrotechnics with nothing but good vibes, with a desire to raise awareness behind all that. Lindigo has grown up. Beleza shows obvious Brazilian influence, the result of the group’s two visits to their country’s “musical cousin”. Then there is the collaboration with the South African dance company Via Kathlehong (Umqombothi Kabar): “That taught me to structure my music, to set limits,” says Olivier. “Maloya spins and spins… with dancers, you’re obliged to count.” Finally, there are African influences with the kamale ngoni harp-lute and the balafon xylophone. Produced by Fixi, of the rap-musette group Java, who treats us to an exciting display on the accordion, and the presence of the brilliant Loy Ehrlich, master of plucked strings, on the piece entitled Lamour, this disc marks a new stage for Lindigo. “It's fresh, it’s alive, and we’ve moved forward!” says a delighted Olivier, “Although we’ve only just about reached half-time!” Listening to this very inventive recording, we realise that the path Lindigo is following is a rich one, built on good, solid foundations. We know they’ll go a long way yet!

Biographie :

Le rougail maloya
Il faut dire que l’histoire commence tôt. Dans le ventre de sa mère, déjà, Olivier groove sur les rythmes du maloya. Dès la naissance, ce son, pratiqué dans les servis par ses grands-parents, coule dans ses veines, un véritable appel du ventre : haut comme trois pommes, le gamin rôde autour des marmites qui mijotent, joue du tambour malbar sur leur couvercle, et chante pour réclamer la pitance. Devant cet art pratiqué pour la noble cause, la maman séduite donne au petit malin un bout de viande, de pain, d’oignon, une cuillère de « grains »... Depuis, Olivier n’aura de cesse de considérer le maloya avec gourmandise. Il le compare volontiers au « rougail tomate » : comme ce condiment créole qui mêle avec adresse gingembre, épices, piment... le maloya abrite des influences malgaches, africaines, indiennes. Dans les cérémonies, Olivier apprend les recettes : d’abord, il écoute, tape des mains, puis il adopte les instruments et le chant. En parallèle, le jeune prodige joue de la guitare, de l’accordéon, de la batterie et officie, dès l’âge de neuf ans, dans diverses formations : l’Orchestre Dalleau, El Diablo, Destin, Dan keur, Grinn Dofé, Paille en queue, Françoise Guimbert... A l’adolescence, il se cherche, tâte du hard- rock, du maloya fusion, écume les bals, les mariages... Partout où il passe, celui que l’on surnomme Gogo (en hommage à l’inspecteur Gadget) rafraîchit la musique, lui donne du peps : il devient progressivement « Lindigo », comme cette plante aromatique rafraîchissante et apéritive, très utile après des soirées arrosées.

Vers Madagascar
Dix sept ans, 1999 : Olivier revient vers son premier amour, celui qui l’obsède, le maloya, tourné vers ses racines malgaches. Avec Lauriane, sa compagne, il fonde le groupe, peu à peu étoffé des autres dalons, des autres potes de Paniandy, son quartier de Bras-Panon, à l’est de l’île. Bals, fêtes... Lindigo se forge une petite réputation, avant de sortir son premier album, Misaotra Mama (« Merci Maman »), en 2004. Avec leur lamba, le pagne traditionnel de Madagascar, ils chantent en malgache, et ne perdent pas de vue la Grande Ile, sol de leurs ancêtres, terre d’héritage et terre promise, où ils ne cessent de faire des allers-retours et des concerts, pour s’imprégner de son atmosphère. Leur credo : clamer, de façon positive, la fierté de leurs origines. Deux ans plus tard, leur deuxième disque, Zanatany (« Enfants du pays », en malgache), confirme leur talent. En 2006, ils deviennent « révélation locale » au Sakifo, LE festival de l’île et enflamment le public hexagonal lors d’une prestation époustouflante au festival Africolor. L’année suivante sera celle de la confirmation quand leur tube, La Caz A Nou, hante les ondes radio et les discothèques. En 2008, leur troisième opus, L’Afrikindmada, dix pistes de transe, chante le métissage du maloya.

Maloya Power
Aujourd’hui, le groupe présente son quatrième volet : celui du « maloya power ». « Pour moi, le maloya, c’est un art de vivre au quotidien », raconte Olivier. Dans ce nouveau disque, ils visent une fois encore l’horizon du passé, rappellent l’interdiction qu’a subi le style jusque dans les années 1980 à La Réunion, poussent un coup de gueule, sans toutefois jamais se départir de leur bonne humeur. Comme son idole Fela Kuti, Olivier lance ses revendications sur un mode 100% groove. Sa marque de fabrique reste alors ce « maloya joyeux », ce « maloya 20 ans », loin de tout passéisme, de tout misérabilisme. Piste à piste, ils déroulent une explosion des sens, de transe, un feu d’artifice de bonnes vibes (du titre Bal Gayar à l’irrésistible Domoun), avec en background ce désir d’éveiller les consciences. Lindigo a grandi. De deux voyages au Brésil, ce « cousin musical », résultent des influences lisibles dans le titre Beleza. Et puis, il y a aussi la collaboration avec la compagnie de danse sud-africaine Via Kathlehong (Umqombothi Kabar) : « Ce travail m’a appris à structurer ma musique, à mettre des limites », explique Olivier. « Le maloya, ça tourne, ça tourne...avec les danseurs, tu es obligé de compter ». Enfin, les influences africaines avec le kamale n’goni, et le balafon viennent aussi affleurer. Réalisé par Fixi, le trublion déjanté du groupe Java, qui débride son accordéon à l’envie, avec la présence sur le titre Lamour du génial Loy Ehrlich, ce disque marque donc une nouvelle étape pour Lindigo. « C’est frais, ça respire, on a évolué », se réjouit Olivier. « Mais on n’en est encore qu’à la mi-temps ». A l’écoute de ce disque inventif, on devine que la route est longue : un chemin enraciné, sur un socle solide, mais qui peut mener très, très loin.